Falun Gong

Le cas du Falun Gong est un exemple contemporain de ce que peut faire un appareil d'État décidé à éradiquer certaines formes de la quête spirituelle. 

La Chine, avec laquelle certains activistes anti-sectes Français entretiennent de bonnes relations et collaborent sur la question des sectes, n'est pas un pays démocratique. Avec la répression au Tibet, elle a déjà fait connaître ses méthodes au monde. Elle affiche donc sans grand détour ses ambitions alors que les "antisectes" en France, par calcul, tentent encore de présenter leur croisade comme une oeuvre démocratique. Mais l'inspiration des deux combats est similaire.

Les extraits de l'historique de la répression du Falun Gong, ci-dessous, révèlent les grandes similitudes entre leurs arguments.

Une immolation de cinq personnes présentées comme membres du Falun Gong en Janvier 2001 a été diffusée en boucle par toutes les télévisions du monde, il y a quelques temps. Ce nouveau faux "suicide collectif" est clairement présenté par le Falun Gong comme une mise en scène du gouvernement chinois pour discréditer leur mouvement.

extraits du site : http://www.infofalungong.net/Historique/pages/Chapitre_III.html


Le 22 juillet 1999, l’annonce officielle de l’interdiction du Falungong était faite en ces termes :

 

" Le département des affaires civiles de la République Populaire de Chine déclare que la Société de Recherche sur le Falun Dafa et l’organisation Falun Gong sous son contrôle sont des organisations illégales et doivent être interdites. Il est en conséquent interdit à quiconque en toute circonstance de distribuer des livres, des cassettes audio/vidéo ou tout autre matériel de diffusion de Falun Dafa (Falun Gong). Il est interdit de se rassembler ou de manifester pour soutenir ou diffuser Falun Gong, comme les sit-ins et les appels. Il est interdit à quiconque d’organiser, de coordonner ou de diriger n’importe quelle activité anti-gouvernementale"

 

Dès le début de la répression, Li Hongzhi (fondateur de Falun Gong) a appelé les autorités chinoises à un dialogue pacifique, et précisé qu’en aucun cas le Falun Gong ne se voulait opposant au gouvernement chinois :

 

"Ni maintenant ni dans le futur nous ne nous opposerons au gouvernement. Les autres peuvent nous maltraiter, nous ne devons pas maltraiter autrui, nous ne devons pas considérer l’homme comme un ennemi."

 

Li Hongzhi, le 22 juillet 1999

 

Tout le long de ces deux années de persécutions extrêmement cruelles, ses élèves ont maintenu la même attitude bienveillante et pacifique, et pourtant résolue et courageuse, face à l’oppression. Sans se laisser intimider par les menaces, ils ont cherché à expliquer, à leur gouvernement et au reste du monde, leur innocence. Pour cette seule raison, des dizaines de milliers de personnes ont été envoyées en camp de travail et torturées

 

Pour une répression d’une telle ampleur, il fallait trouver des motifs, pour la justifier aussi bien aux yeux du peuple chinois que de l’opinion internationale. Oubliant le soutien autrefois accordé et les résultats positifs des enquêtes nationales sur le Falun gong en 1997 et 1998, les instigateurs de la répression ont articulé leur campagne sur deux mots : Xie Jiao, religion perverse, secte.

 

Pendant près de 6 mois, la propagande chinoise contre le Falun Gong a occupé près de 4 heures de programme par jour , dans un rabâchage proche du lavage de cerveau national : le Falungong a ainsi été accusé d’être responsable de la mort de 1400 personnes qui auraient refusé des soins médicaux, d’accumuler de l’argent, de conduire à des maladies mentales et à des comportements suicidaires… En Europe aussi, tous les médias, tous les ministères et tous les députés ont reçu des documents de propagande haineuse.

Les médias occidentaux, s'ils ont tous clairement su que la propagande chinoise fabriquait des accusations, n’ont cependant pas suffisamment remis en cause ces affirmations, acceptant même parfois l’idée de certaines comme raisonnable. Ken Roth, directeur de l’association Human Rights Watch a commenté cette tendance en ces termes :

 

« Le gouvernement chinois s’est déterminé à utiliser le terme secte. Pour classifier le Falungong au rang des pires organisations qu’on puisse imaginer ? Mais la classification ne marche pas vraiment. Parce que si vous regardez de près ce qu’est le Falun Gong, ce ne sont que des gens ordinaires. Ce n’est pas une secte … ce sont des gens qui veulent aller dehors pratiquer leurs exercices en groupe […], c’est un groupe de personnes ordinaires qui méritent de pouvoir se rassembler comme ils l’ont choisi – mais ceci en lui-même est si menaçant pour le gouvernement chinois qu’il recourt à cette insulte.
Je pense qu’une partie du problème c’est que la presse […] ne sait pas vraiment comment appeler le Falungong. Ce n’est pas une religion. Ce n’est pas vraiment seulement un exercice de groupe. On ne peut pas facilement le classer dans une catégorie. Et donc peut-être par paresse, de nombreux journalistes occidentaux ont simplement commencé à utiliser la terminologie utilisée par le gouvernement chinois. Qui est celle de secte. C’est un autre exemple – si vous répétez un mensonge suffisamment souvent, on finit pas le prendre pour la vérité. Et c’est ce qui est en train d’arriver. »

 

Pour les accusations elles-mêmes, comme « l’interdiction de prendre des médicaments », elles sont mensongères. Les thématiques qu’elles abordent ne font pas partie de l’enseignement du Falungong. Amnesty International dans son rapport de mars 2000, a commenté en ces termes :

"Les accusations portées par le gouvernement contre les disciples du Falungong vont de l’ « organisation de réunions illégales » à la « menace pour la stabilité politique ». Elles comprennent notamment « l’occupation de jardins publics par la force », l’organisation ou la participation à des réunions, des manifestations, parfois immobiles, « illégales », l’obstruction faite « aux activités religieuses normales », la publication et la diffusion « illégales » de livres, la « divulgation de secrets d’Etat », la « mise en danger de la santé d’autrui » ou le fait d’avoir « provoqué des décès » par le biais de la philosophie que prône le mouvement.
Cette dernière accusation en particulier a été largement utilisée par le gouvernement pour justifier sa répression contre le groupe. Selon des informations publiées par les autorités, le Falungong a « provoqué plus de 1400 morts », pour la plupart des personnes ayant succombé à des maladies après avoir, semble-t-il, refusé un traitement médical au nom de leurs croyances. Le climat de censure et de répression qui prévaut actuellement en Chine rend impossible la vérification de ces allégations par un observateur indépendant. Compte-tenu de la répression politique exercée par le gouvernement et de la vaste campagne de propagande contre le Falungong, l’impartialité des informations émanant des autorités est sujette à caution. En outre, de nombreuses questions fondamentales restent sans réponse. Ces informations ne démontrent notamment aucun lien direct entre les décès présumés et les dirigeants ou organisateurs du Falungong. Aux termes du droit international, la responsabilité pénale est déterminée au cas par cas, sur une base individuelle. Dans le cas des dirigeants ou organisateurs locaux du Falungong poursuivis pour avoir « provoqué des morts », le gouvernement n’a pas apporté d’éléments montrant un lien direct entre les décès présumés et les accusés. "

 

Les médias occidentaux, citant des officiels chinois parlant sous couvert d’anonymat, ont indiqué que l’éradication du Falun Gong était devenue le combat personnel du président Jiang Zemin, en désaccord avec une bonne partie de son bureau politique. Il est, avec Luo Gan, l’instigateur de toutes les mesures prises contre le Falun Gong, et le cerveau de la répression.

Ainsi, Jiang Zemin aurait déclaré : « Comment la théorie marxiste que nous possédons, le matérialisme et l’athéisme auxquels nous croyons, pourraient-ils ne pas mettre en échec ces trucs (sic) [moraux et spirituels] défendus par le Falun Gong? Si cela arrivait, ne serait-ce pas une grande farce? »

De même, une phrase est passée dans tous les centres de détention, postes de police, camps de travail en Chine, qui a valeur d’impunité pour les tortionnaires :

 

« Les cas de torture à mort de pratiquants du Falun Gong ne seront pas punis par la loi. Les cas de pratiquants torturés à mort seront enregistrés comme des suicides. Nul besoin est d’identifier le corps. Il faut incinérer la dépouille sur place. »

Le 20 décembre 1999, Amnesty International dresse une liste de 77 pratiquants de Falun Gong décédés en détention, dont 42 femmes. A cette date, Amnesty et d’autres sources estimaient à 450 le nombre de pratiquants du Falun Gong ayant été condamnés à des peines de prison, à plus de 600 ceux ayant été envoyés en hôpital psychiatrique, et à environ dix mille ceux ayant été placés en camp de rééducation par le travail. Le nombre de personnes torturées jusqu’à la mort a commencé à augmenter dramatiquement au début de 2001, et la tendance n’a fait que s’aggraver, faisant passer le chiffre des victimes à 327 en décembre 2001, et dépasser les 400 en mars 2002.

Ces chiffres ne sont que l’infime partie d’informations ayant pu filtrer hors de Chine, de même que les différents témoignages de torture ne sont qu’une infime partie de celles ayant réellement lieu en Chine. En Octobre 2001, un officiel chinois haut-placé indiquait anonymement que le nombre de pratiquants de Falun Gong décédés suite aux mauvais traitements dépassait en réalité les 1600.

 

Ci-dessous est un témoignage reçu par Internet d’une jeune victime de la répression. Chaque jour, le FDIC reçoit entre 2 et 5 documents de ce genre :

« Je suis une pratiquante de Falun Dafa de Luoyang, province de Henan. J’ai 33 ans. J’ai commencé à pratiquer le Falun Dafa en 1996. Dans l’après-midi du 13 mars 2001, le département de sécurité de l’usine de tracteurs de Luoyang m’a arrêtée alors que je distribuais du matériel de clarification de la vérité. Dans le bureau du département de sécurité, les gardes m’ont demandé mon nom et mon adresse. Je ne leur ai pas dit. J’ai ensuite été frappée sévèrement par Li Ming, le chef du département de sécurité. Les coups ont cassé l’os de l’annulaire de ma main gauche. Ma poitrine et ma taille étaient couvertes de bleu et de noir comme conséquence de blessures sous-cutanées. Il me frappait et me criait : « Tu mérites d’être battue à mort ! » Après un moment, il a été fatigué. Alors il m’a attachée à une chaise avec une corde, mon visage regardant en haut et mon corps plié en arrière. Ils m’ont gardé attachée comme ça pendant deux heures.
Cette nuit-là, ils m’ont gardée enfermée dans la réserve. A minuit, Li Ming et deux de ses amis dégénérés sont revenus à leur tâche après être sortis pour boire. Il a noté ma bonne apparence et tenté alors de me mettre en colère. Ils m’ont d’abord demandé d’écrire une déclaration disant que je renoncerai à la pratique. Je ne l’ai pas fait. Ils m’ont ensuite demandé d’insulter notre Maître ( Li Hongzhi, le fondateur du Falun Gong) J’ai refusé. Ils m’ont ensuite menacée : « Nous allons t’arracher une pièce de tes vêtements chaque fois que tu diras un ‘non’. » Je n’ai pas dit un mot. Ils m’ont alors arraché tous mes vêtements. Je luttais avec force et essayais de résister. Ils ont utilisé une bande de cuir pour me fouetter et ils ont cogné ma tête contre le mur jusqu’à ce que je perde connaissance. Quand j’ai repris connaissance, ils m’avaient déjà violée collectivement.
Le deuxième matin, j’ai été envoyée dans une classe secrète de lavage de cerveau à Luoyang. Les gardiens ici étaient tous d’anciens criminels. Ils ont divisé les pratiquants de Falun Gong en groupe de cinq et désigné un gardien pour chaque groupe. Celui qui était chargé de mon groupe était Wang Hong,. Il suivait la même stratégie insistant pour que j’écrive une déclaration de renoncement au Falun Gong et ensuite il me battait cruellement lorsque je refusais. Il disait : « Pour chaque jour que tu refuses d’écrire la déclaration, je continuerai à te battre un jour supplémentaire. » Je n’ai jamais cédé à la perversité.
Ensuite ils m’ont forcée à m’allonger sur une table. Ils ont utilisé des bandes de cuir pour attacher mes bras et mes jambes. D’abord, ils ont utilisé leurs ongles pour me pincer à l’intérieur des bras et des jambes. Ils ont ensuite utilisé des agrafes qu’ils ont agrafé sur mes mamelons et mon clitoris. Ils ont même pensé que ce n’était pas suffisant. Pour le plaisir, ils ont introduit un récepteur d'appel dans mon vagin et appelé ce numéro une douzaine de fois pour voir ma réaction. Ils ont ensuite arraché avec force l’appareil de mon vagin. Cela a causé des dégâts et des déchirures à mes parties intimes. Bien qu’ils m’aient torturée à un point où j’étais à peine en vie, les bêtes ne m’ont toujours pas laissée partir. Ils ont sondé mon vagin avec un bâton de police, un bâton électrique et une brosse à dent. Je suis entrée en état de choc plusieurs fois.Ils me versaient de l’eau froide dessus pour que je reste consciente. Finalement, ils ont bourré mon corps à travers mon vagin de pièces de mahjong (pièces d’un jeu chinois fait d’un matériau dur et de forme cubique) et m’ont pendue les pieds en haut pendant toute la nuit.
Ils ont continué à me torturer comme cela pendant six jours entiers et ensuite ma famille a trouvé où j’étais. Ma famille a emprunté une somme de 30 000 Yuan (environ 3 600 euros) de toutes les sources possibles et l' a envoyé à la classe de lavage de cerveau. Ils m’ont finalement relâchée, mais m’ont menacée : « Si tu fais savoir aux gens ce qui se passe ici, tu mourras d’une manière encore pire. »
Les blessures superficielles de mon corps ont seulement commencé à se guérir six mois après que j’ai été relâchée. Mais mes parties génitales externes saignent encore. J’avais peur des représailles de la part de ces personnes perverses, alors je n’ai dit à personne ce qui s’était passé, jusqu’à maintenant »
 

Cinquième anniversaire d'un canular meurtrier en Chine

L'auto-immolation était une mise en scène, mais certains ne le savent pas

Caylan Ford et Jason Loftus

La Grande Époque - samedi 28 janvier 2006

Cette photo, prise des images de la télévision d'État chinoise (CCTV), révèle que contrairement aux affirmations du régime communiste chinois, Liu Chunling n'est pas morte brûlée, mais bien d'un coup porté à sa tête avec un objet dur. Le reste de la séquence démontre que le coup a été porté par un homme revêtant un habit militaire.

photo : Images du film False Fire de NTDTV, qui reprend des images de la CCTV.

Une enquête indépendante a démontré que l'auto-immolation est un canular meurtrier. Toutefois, très peu de gens connaissent les faits véridiques.

Il y a cinq ans, un groupe de cinq Chinois est apparu sur les écrans de télévision du monde entier dans ce qui semblait être une tentative de suicide. Les reportages affirmaient que les cinq individus s'étaient auto-immolés, croyant que ce geste allait leur permettre d'aller au paradis. L'histoire, telle que racontée par les médias du gouvernement en Chine, où le Falun Gong est la cible d'une persécution bien documentée, essayait d'associer l'incident au Falun Gong. C'est devenu l'argument principal du régime communiste chinois pour dire que le Falun Gong est dangereux et que la persécution est donc justifiée.

Résumé

C'était en janvier 2001. Le régime chinois essayait de maintenir sa persécution, qui durait déjà depuis dix-huit mois, contre la pratique spirituelle Falun Gong. Lorsque l'ancien dirigeant Jiang Zemin, en 1999, a lancé une campagne politique contre la pratique, on a rapporté qu'il avait annoncé qu'elle serait éliminée en trois mois. L'armée, la police secrète et les médias, tous contrôlés par le gouvernement, ont participé à l'oppression. Malgré cela, non seulement le Falun Gong n'avait pas été écrasé après dix-huit mois, mais des voix divergentes, des plus bas aux plus hauts échelons du gouvernement, demandaient à mettre fin à la campagne de persécution.

"Honnêtement, les gens qui étaient en charge au niveau local n'aimaient pas faire cela [ce genre de persécution]", a raconté Hao Fengjun dans une entrevue avec La Grande Épique en juin 2005.

M. Hao est un ex-officier du Bureau 610 en Chine, une agence créée pour mener la persécution du Falun Gong et des croyants des Églises clandestines (croyants catholiques fidèles au Vatican et au pape, etc.). Il s'est enfui en Australie en février 2005 et a contacté La Grande Époque pour divulguer son histoire l'été dernier.

Il a décrit la difficulté du Parti communiste à appliquer la persécution du Falun Gong en régions. "Les policiers vivent très près du peuple à ces endroits. Par exemple, peut-être que nous pourrions être voisins et nous nous verrions tout le temps [...] Si ces gens ne font rien de mal et ne violent pas la loi, auriez-vous le coeur à les arrêter?"

Le 11 janvier 2001, un article du New York Times intitulé La Chine attaque le Falun Gong dans un nouvel effort de relations publiques ("China Attacks the Falun Gong in New Public Relations Effort") relevait en détail de quelle manière le régime augmentait sa propagande contre le Falun Gong avec plus de vigueur dans le but de rallier l'opinion publique à la campagne.

Moins de deux semaines plus tard, le 23 janvier, l'agence Xinhua (Chine Nouvelle) - porte-parole officiel du régime chinois - annonçait que cinq personnes s'étaient auto-immolées sur la Place Tian An Men. Xinhua a immédiatement affirmé que les cinq personnes étaient des pratiquants de Falun Gong et qu'elles avaient été incitées par le Falun Gong à commettre un suicide religieux.

Bien que les médias du gouvernement aient initialement rapporté que cinq personnes avaient été impliquées dans l'immolation, ils ont par la suite augmenté le nombre à sept, incluant une fille de douze ans, Liu Siying, dont on dit que la mère Liu Chunling était morte brûlée dans l'incident.

Cette "auto-immolation" avait pour but de faire croire que le Falun Gong était une "secte perverse" qui méritait d'être éradiquée.

Les médias chinois ont fait circuler la nouvelle avec une vitesse inhabituelle et l'ont diffusée presque quotidiennement pendant des mois. À peine deux heures après l'incident - ce qui contraste avec la lenteur reconnue des médias d'État chinois - Xinhua a envoyé un communiqué de presse en anglais blâmant le Falun Gong pour ce qui était survenu. Les médias étrangers ont repris l'histoire, malgré qu'ils ne pouvaient confirmer indépendamment sa véracité et n'ayant pas accès aux victimes. Seuls les médias du gouvernement chinois ont eu la permission d'interviewer les victimes.

Le régime venait de remporter sa plus grande bataille de propagande dans sa guerre contre le Falun Gong.

Dans l'espace d'une soirée, la population chinoise est passée de l'indifférence - ou même de la sympathie - envers le Falun Gong, à l'hostilité. Les brèves sympathies envers la pratique persécutée ont vite été remplacées par la colère et l'appui de la population à la campagne d'élimination du régime.

Davantage de Chinois ont commencé à dénoncer leurs collègues, leurs voisins et même les membres de leur famille qui pratiquaient le Falun Gong, croyant que le groupe était vraiment dangereux. Il est rapporté que des foules de citoyens en colère ont même activement aidé la police à traquer et à harceler les adhérents du Falun Gong. À l'intérieur du Parti communiste, l'appui pour la persécution s'est solidifié et les autorités locales avaient de nouveaux stimulants pour suivre la ligne de parti.

Le nombre de pratiquants de Falun Gong torturés à mort au cours des dix-huit premiers mois de la persécution par le régime allait presque triplé au cours des douze mois suivants.

"Avant l'auto-immolation, j'étais indifférente au sujet du Falun Gong", a dit Li Xiang, 25 ans, une étudiante diplômée de Toronto qui était à Beijing à l'époque. Elle a demandé d'utiliser ce pseudonyme, car elle planifie retourner en Chine.

Comme beaucoup de Chinois, son opinion a changé après l'auto-immolation.

"Je pensais que le Falun Gong était vraiment dangereux et mauvais", a dit Mme Li. J'ai été bouleversée quand j'ai appris que la jeune étudiante en musique s'était immolée. Elle était belle. Je me rappelle encore de son nom."

En plein assaut médiatique, pas une seule télévision, radio ou journal n'a rapporté la version des faits du Falun Gong. Les Chinois ne pouvaient se renseigner sur le Falun Gong en empruntant un livre à la bibliothèque, car les autorités avaient déjà confisqué et détruit des millions de livres. Les sites Internet étaient bloqués et les dissidents arrêtés. Les Chinois n'avaient droit qu'à la version des faits provenant du gouvernement. S'ils avaient pu avoir accès à d'autres sources, ils auraient su que le meurtre et la violence vont à l'encontre des principes de base de la pratique et n'auraient pas cru à l'auto-immolation.

Plus important peut-être pour le régime, l'incident a diminué la pression venant des gouvernements et médias étrangers, eux qui avaient remarqué la répression. À partir de ce moment, les écrans de télévision et les journaux autour du monde ont été balayés d'images de la soi-disant auto-immolation ainsi que l'histoire, telle que dictée par Xinhua, décrivant comment le Falun Gong avaient mené le groupe à s'immoler.

Ce n'est pas surprenant si les échos de l'auto-immolation sont encore perçus en Occident. Pas plus tard que l'année 2005, Associated Press publiait un article au sujet de l'auto-immolation, suivant presque parfaitement la ligne du Parti communiste et n'indiquant que d'une brève note les conditions suspectes sous lesquelles les médias étrangers ont eu le droit de questionner un supposé auto-immolé.

Considérant l'impact que l'incident a eu en aidant à soutenir la torture et le meurtre de milliers de pratiquants de Falun Gong, les médias occidentaux auraient mieux fait de porter attention aux inconsistances frappantes du scénario mis de l'avant par les médias d'État chinois.

Des trous dans l'histoire

Immédiatement après que la nouvelle de l'auto-immolation se soit répandue, des pratiquants de Falun Gong à l'étranger ont émis des doutes à savoir si les victimes étaient des vrais adeptes de la méthode, suggérant même que l'incident était un canular. Ils indiquaient que toutes les protestations contre la persécution du régime avaient été pacifiques et que le Falun Gong interdit strictement le meurtre ou le suicide.

Les pratiquants d'outre-mer ont indiqué que Wang Jindong, le seul auto-immolé qui apparemment faisait les exercices du Falun Gong sur la place, ne pouvait même pas exécuter correctement les plus simples des mouvements du Falun Gong; malgré cela les médias d'État avaient déterminé (et immédiatement rapporté) qu'il pratiquait depuis 1996.

Les identités des autos-immolés ont été davantage remises en question lorsque le Washington Post a publié un article sur Liu Chunling (la femme qui était morte dans les flammes) et sa jeune fille. Un journaliste de ce quotidien était allé dans la ville natale de Mme Liu, Kaifeng, seulement pour conclure que "personne ne l'avait jamais vue pratiquer le Falun Gong".

Pendant ce temps, la condition rapportée de la jeune fille Liu Siying, maintenant orpheline, soulevait des questions dans les cercles médicaux. Une entrevue diffusée par China Central Television (CCTV) montrait la fille, complètement couverte de bandages, chantant une chanson pour une journaliste de la CCTV, seulement quatre jours après avoir subi une trachéotomie.

"De toute ma carrière, je n'ai jamais vu un tel exploit", a dit après l'incident Yu Jianmei, l'ancien chirurgien en chef à l'hôpital Xuanwu de Beijing, à une station de télévision basée aux États-Unis. "Après avoir subi une trachéotomie, cette patiente en si mauvais état pouvait encore projeter une voix claire et pouvait même chanter."

"De plus, a continué M. Yu, les patients ayant été brûlés devraient avoir leurs brûlures exposées... parce que si vous enveloppiez les brûlures, ce serait très difficile pour l'infirmière de les nettoyer et d'appliquer des traitements. Les brûlures seraient aussi très propices à s'infecter."

Malgré la récupération miraculeuse initiale de la jeune fille, quelques mois plus tard sa condition s'est soudainement aggravée et les autorités ont annoncé qu'elle était morte.

Les analystes des bandes vidéo au ralenti de l'incident, filmé par les médias d'État, suggèrent que la mort de la mère n'était pas survenue comme indiqué par le gouvernement. Liu Chunling ne serait pas morte dans les flammes, mais par un coup porté à sa tête, donné par un homme portant un manteau militaire.

Mais, comme c'est souvent le cas en Chine, aller au fond de l'affaire s'est prouvé difficile pour les reporters étrangers. Au début, le régime permettait seulement aux médias d'État de parler aux victimes de l'immolation. Plus tard, toutes les victimes étaient soit mortes (certaines mystérieusement) ou avaient été complètement isolées des médias.

Il y a toutefois eu une seule exception. Lors du premier anniversaire de l'auto-immolation en 2002, une des victimes, Wang Jindong, a été amenée devant les médias pour parler lors d'un événement strictement chorégraphié. L'homme, dont le visage était déformé par les brûlures, a expliqué comment le Falun Gong l'avait poussé à faire cette tentative de suicide.

Néanmoins, un an plus tard, des chercheurs de l'université nationale de Taiwan ont analysé la vidéo de l'entrevue que Wang avait eue avec la presse en 2002 et la vidéo de l'auto-immolation montrant Wang sur la Place Tian An Men en 2001, et ont conclu qu'il ne s'agissait pas de la même personne.

Les endroits où se trouvent le vrai Wang et les autres survivants ne sont pas connus.

Avec le temps, les analystes ont découvert d'autres inconsistances. Par exemple, les policiers étaient sur la Place Tian An Men avec 25 extincteurs dans l'espace de quelques secondes après l'immolation de la première victime. Toutefois, la police ne transporte habituellement pas d'extincteurs sur la place. Les dispositifs le plus près pour combattre les incendies étaient à plus de 20 minutes aller-retour de la scène.

Le combat pour la vérité

Les preuves démontrant que l'auto-immolation avait été orchestrée s'accumulaient, et les adeptes du Falun Gong en Chine sont devenus plus déterminés que jamais à rectifier les faits qui avaient tant nui à leur réputation. Le régime communiste était pour sa part déterminé à les arrêter.

En mars 2002, des pratiquants ou des sympathisants du Falun Gong dans la ville de Changchun dans le nord-est de la Chine ont piraté les ondes de télévision pour diffuser au ralenti les images de l'immolation du gouvernement. Les autorités ont réagi sévèrement. Plusieurs biographies de l'ex-dirigeant Jiang Zemin affirment qu'il a personnellement organisé la réponse à l'incident.

La loi martiale a été décrétée à Changchun, des points de contrôle ont été établis et un très grand nombre de pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés, selon un communiqué urgent d'Amnesty International publié à l'époque, avertissant que ceux arrêtés risquaient la torture.

Des sources affirment que 5000 personnes ont été arrêtées, la plupart torturées et plusieurs torturées à

mort. Une des personnes les plus connues nommée dans le communiqué était Liu Chengjun qui a été emprisonné et est mort suite à la torture le jour après Noël 2003.

Les Chinois qui ont vu la vidéo au ralenti de l'auto-immolation clarifient pourquoi les autorités communistes étaient si anxieuses.

L'étudiante Li Xiang a vu la vidéo au Canada.

"J'ai été bouleversée, a-t-elle dit. Je ne pouvais imaginer comment un gouvernement d'un si grand pays pouvait mentir sans se sentir embarrassé de quelque manière que ce soit. Ça m'amène à me questionner sur tout ce qu'ils m'ont dit.

Pour visionner l'incident au ralenti, visitez http://www.falsefire.com/index1.htm

http://french.epochtimes.com/news/6-1-28/3433.html

http://www.faluninfo.net/mediacontrol/IED_UN_Statement.htm


Plus de 6 000 pratiquants de Falun Gong sont secrètement détenus dans le camp de concentration de Sujiatun

Pire qu’un cauchemar : Un journaliste quitte la Chine pour exposer les horreurs des camps de concentration et la dissimulation de la grippe aviaire

Un journaliste qui travaillait pour une agence de presse d'une télévision non gouvernementale japonaise spécialisée sur la Chine a expliqué à The Epoch Times que des faits peu connus et très effrayants ont lieu en Chine aujourd'hui. Afin de protéger son identité, The Epoch Time l'appellera M. R..

Le PCC cache au monde la grippe aviaire

Selon M. R, le Parti Communiste Chinois (PCC) a dissimulé au monde la propagation en Chine de la grippe aviaire H5N1. Actuellement, 425 malades souffrant de la grippe aviaire sont détenus dans l'Hôpital des Maladies Contagieuses du District de Heping et l'Hôpital Affilié au Collège de Médecine Traditionnelle de Liaoning du District de Huanggu, à Shenyang. Ces patients sont utilisés à des fins d'expérimentations médicales. La province de Liaoning a décidé de ne pas faire état de ces patients au gouvernement central et les utilise comme sujets d'expérimentations médicales. Ces personnes n'ont aucune chance de survie.

Plus de 6 000 pratiquants de Falun Gong sont secrètement détenus dans le camp de concentration de Sujiatun

Dans le district de Sujiatun, de la ville de Shenyang, le PCC a établi un camp de concentration secret où sont détenus plus de 6 000 pratiquants de Falun Gong, affirme M. R. Le camp de concentration possède un crématorium pour se débarrasser des corps. De plus, un grand nombre de médecins se trouvent sur le site. Aucun détenu n'est parvenu à quitter vivant ce camp de concentration. Avant incinération, les organes internes sont tous prélevés des corps et vendus. Maintenant il n'y a que peu de pratiquants de Falun Gong dans le Camp de Travail de Masanjia et la Deuxième Prison de Dabei. La plupart d'entre eux ont été transféré à Sujiatun. D'autres pratiquants du nord-est de la Chine et du centre de la Chine y ont aussi été transférés.

" Je ne suis pas effrayé à l'idée de mourir "

" Je me suis réfugié aux Etats-Unis et je viens de vous expliquer la situation de la grippe aviaire et celle des pratiquants de Falun Gong dans Sujiatun. Beaucoup de gens sont choqués quand je dévoile la situation. Pour être honnête, je ne suis pas effrayé à l'idée de mourir " indique M.R, faisant apparemment mention aux mesures que le PCC pourrait entreprendre après ce qu'il vient de dévoiler.

Ce qui suit est la compilation d'un enregistrement audio d'une interview avec M. R.

Utiliser le peu de liberté d'expression à disposition pour faire avancer les choses en Chine.

J'ai travaillé pour une agence de presse de la télévision japonaise chargée de l'information sur la Chine. Nous vendions nos programmes à diverses télévisions commerciales.

Depuis 1999, l'ambassade de Chine au Japon a créé une société de presse. Elle a aussi fondé une station de télévision en langue chinoise. J'ai été engagé par le département de l'éducation de l'ambassade chinoise pour la production et la supervision des informations.

Durant les dernières années, la réforme économique s'est accélérée en Chine et de nombreux problèmes ont commencé à émerger. C'était comme si une boîte de Pandore s'était ouverte. L'espoir, les crimes et le côté obscur, tout est sorti.

Depuis qu'il a pris son poste, Wen Jiabao a mis l'accent sur la thématique de l'acquisition des terres et des compensations données aux paysans pour la saisie de leurs terres. Toutefois, les fonctionnaires locaux n'ont pas du tout appliqué la politique prévue. Dans beaucoup de régions de Chine, des membres de gangs locaux ont été engagés par les gouvernements locaux pour attaquer les paysans qui refusaient de céder leurs terres. Dans certaines régions les conflits étaient minimes. Toutefois dans le Guangzhou et Hebei, de grands conflits ont éclaté. Cela a commencé avec des couteaux et des pelles et s'est développé jusqu'à une police paramilitaire tirant avec des fusils. En tant que journaliste vivant à l'étranger [mais travaillant] en Chine, j'étais très en colère sur ces questions. Je pensais que je devais tirer parti du peu de liberté d'expression dont je disposais pour faire avancer les choses en Chine. Toutefois, cela m'a crée beaucoup de problèmes, particulièrement dès que j'ai exposé un incident impliquant un fonctionnaire japonais du consulat.

Un rapport sur le suicide d'un diplomate japonais a provoqué beaucoup d'agitations

Qu'en était-il de l'incident ? En mai 2004 j'ai annoncé le suicide d'un fonctionnaire du consulat japonais. Le diplomate appartenait au consulat japonais de Shanghai. Toutefois, tant les gouvernements japonais que chinois n'ont en pas parlé. L'incident était un grand tabou pour les deux gouvernements.

Le fonctionnaire du consulat était juste un secrétaire, ce n'était pas le consul. Il aimait les femmes et ses faiblesses ont été facilement découvertes par les agents de la sécurité nationale. J'ai réuni beaucoup d'informations le concernant à travers les interviews de ses maîtresses et de ses collègues, de ceux qui avaient travaillé dans l'hôtel et des vigiles travaillant dans les parkings des clubs à la mode.

Une fois l'incident exposé, et avant que l'ambassade de Chine ait réalisé ce qui se passait, la Commission de la Sécurité Publique de Tokyo et le bureau de police m'ont rendu visite et se sont emparé de mes recherches sur ce sujet. Peu après, en décembre 2005, Shinzo Abe, le secrétaire du chef du cabinet et le ministre des affaires étrangères Taro Aso ont prononcé des discours sur cet incident. Utilisant ses liens avec le ministre des affaires étrangères du Japon (MAEJ), l'ambassade chinoise au japon a finalement découvert qui avait fait un reportage sur cet incident. Cela a contribué à la confiscation de mon passeport " d'affaires publiques " [par les autorités chinoises].

Des photos de Shanwei

[Avant cela,] le 6 décembre, nous avons été les premiers à couvrir la fusillade de Shanwei dans la province de Guangdong. A la réunion d'information nous avons été détenus, des armes ont été pointées sur nous et avons été forcés de nous coucher à terre. Lorsque je faisais des reportages en Chine, j'aimais bien l'idée d'avoir un photographe japonais qui prennent des photos [en plus des images vidéos]. Je pensais naïvement, qu'un photographe étranger [d'une ethnie autre que chinoise] aurait moins de problèmes et que même s'ils venaient à m'arrêter, ils n'arrêteraient pas un photographe étranger. En Chine, nous n'étions pas autorisés à prendre des photos ouvertement. J'étais aussi stupéfait par les techniques du photographe japonais pour prendre les photos secrètement. A ce moment là, le photographe japonais m'a dit " Nous pouvons cacher la carte mémoire dans nos chaussures. Ce sont des chaussures spécialement conçues pour, vous pouvez insérer la carte dans le rembourrage. Ils ne la trouveront pas. "

Les japonais sont très doués pour ce genre de choses. Le compartiment caché dans la chaussure avait été initialement conçu pour cacher de l'argent. A cette époque bien que nos caméras vidéo et plein de petites choses nous avaient confisquées, ils n'ont pas pu de se saisir de la carte de mémoire avec les photos. C'est pour cette raison que pour la fusillade de Shanwei, nous avons été les seuls à pouvoir prendre et de garder des photos de l'événement.

Arrêté sous prétexte de " révéler des secrets d'état. "

J'ai été arrêté par le Bureau de la Sécurité Nationale de la province de Liaoning le 28 janvier 2006. On m'a accusé de deux crimes. Le premier était de " révéler des secrets d'états " et le deuxième était " subversion envers le pouvoir de l'état. " J'ai été détenu, mais grâce à mes nombreux contacts à Shenyang, la capitale de la province de Liaoning, j'ai été relâché le 8 février pour raisons médicales [un prétexte pour sortir de prison].

Le 9 février je suis parvenu à embarquer sur un vol pour le Japon. La vie a encore été difficile après mon arrivée au Japon car mon chef et l'ambassade chinoise m'ont tous deux crée des problèmes. J'ai décidé de partir pour les Etats-Unis.

Un DVD sur des policiers violant collectivement une pratiquante de Falun Gong

Il y avait un DVD dans la salle de lecture du Bureau de la Sécurité Publique de Shenyang. Il montrait les coups infligés aux pratiquants de Falun Gong et l'utilisation d'instruments de torture. Dans ce DVD figuraient aussi des scènes de viol d'une pratiquante de Falun Gong. Ce DVD provenait d'un centre de lavage de cerveau du district de Huanggu dans la ville de Shenyang. Lorsqu'elles [les autorités] menaient l'interrogatoire, elles pensaient que la caméra étaient éteinte mais en réalité non. Pendant l'interrogation de la pratiquante, ils l'ont violée collectivement. Les scènes étaient immondes. Je ne sais pas comment cette vidéo a été éditée en DVD et distribuée.

Au début les DVD se trouvaient en vente sur quelques stands du marché. Puis le Bureau de la Sécurité Publique les a découverts et a commencé à enquêter dessus. Ils ont attrapé la personne qui avait édité les DVD mais ne l'ont pas punie. Ils ont simplement confisqué la cassette d'origine. Mais on peut encore se procurer le DVD à Shenyang. J'ai moi-même visionné le DVD.

Sur le DVD il n'y avait pas de son. Cela se passait dans un poste de police. On peut voir ceux qui interrogent la pratiquante de Falun Gong et voir ce qu'ils font. C'est très clairement une scène d'interrogatoire. En visionnant le DVD, vous savez qu'il ne s'agit pas d'un montage. Ce n'est pas possible de truquer de telles choses. Tout est trop réel. [En le visionnant] vous savez que c'est un interrogatoire dans un poste de police. Il y a des policiers brandissant des matraques électriques et il y a ceux qui prennent des notes. Si quelqu'un montre ce DVD à l'étranger ce sera une pièce à conviction irréfutable. Les scènes sont inhumaines et terribles. Le régime Communiste Chinois a caché tellement de choses. Beaucoup d'unités de travail persécutent le Falun Gong. La police a fait tellement de mauvaises choses. Certains pratiquants ont été battus à mort, mais les membres de leurs familles n'ont même pas été autorisés de s'occuper de leur mort. Les corps ont été directement envoyés dans les crématoriums. Après la crémation les membres de la famille n'ont même pas été autorisés à récupérer les cendres. Quel type de statut social y-a-t-il pour les pratiquants de Falun Gong en Chine ? Tant que vous pratiquez le Falun Gong, tout le monde dans la société vous méprisera. Et si vous disparaissez, vous disparaîtrez pour toujours. Personne ne peut vous trouver et personne n'a le droit de demander.

Au début, si votre famille donnait de l'argent à la police, on vous relâchait. Plus tard cela n'a plus été autorisé. Si vous pratiquez réellement le Falun Gong et que vous ne cédez pas, la persécution que vous subirez dépasse toute imagination. C'est pareil à la situation de la martyr Zhang Zhixin. J'ai voulu écrire un article sur elle mais je n'ai pas pu réunir les preuves. A Shenyang, j'ai une fois eu envie d'écrire sur la Grande Révolution Culturelle et n'ai eu aucune possibilité d'obtenir les preuves dont j'avais besoin. A l'heure actuelle c'est la même chose pour le Falun Gong.

Je me suis rendu dans des hôpitaux pour interviewer des infirmières

Je me suis rendu dans quelques hôpitaux pour interviewer des infirmières et ont m'a dit que les pratiquants de Falun Gong qui étaient incarcérés dans des hôpitaux étaient dans un état terrible. La persécution du Falun Gong est tout aussi cruelle que ce qui s'est passé pendant la Révolution Culturelle.

J'avais envie d'en savoir plus et de mieux comprendre le Falun Gong. Les pratiquants de Falun Gong au Japon avaient l'air simple et sincère et n'étaient pas comme les autres chinois vivant au Japon. Généralement les chinois vivant au Japon aspirent toujours à une bonne vie. Il semblerait que deux ou trois milles US$ par mois soient considérés comme de bons revenus aux USA. Au Japon tous aspirent à un revenu élevé, il n'y a toutefois que les pratiquants de Falun Gong à être habillés très simplement et vivre une sorte de vie monastique pure.

J'ai découvert que je me sentais personnellement très proche des pratiquants de Falun Gong lorsqu'on discutait et que je les écoutais. J'ai découvert quelque chose qui avait été perdu depuis longtemps dans l'âme de la population chinoise. Comme il y a un grand nombre de sectes au Japons telles que Aum Shinriykyo, j'ai voulu comprendre les enseignements du Falun Gong : pourquoi ils pratiquent et quel type de niveaux ils veulent atteindre.

Après avoir discuté avec les pratiquants de Falun Gong et avoir lu les livres de M. Li Hongzhi je n'ai pu découvrir quoi que ce soit lié à la fin du monde ou qui enseigne à tuer ou à détruire, aussi je ne comprends pas pourquoi le régime Communiste Chinois l'appelle une secte et les persécute. Tout ce que j'entendais dire de leur part est bon et honnête et je ne crois pas que qui que ce soit pourrait avoir un problème à les accepter tels qu'ils sont

J'ai été très touché par les bannières des pratiquants de Falun Gong affichant " Falun Dafa est Bon " et " Authenticité, Bienveillance et Tolérance sont Bons. " J'ai aussi voulu découvrir la raison pour laquelle le régime communiste persécute le Falun Gong. J'ai vraiment voulu comprendre pourquoi et plus ma compréhension s'approfondissait et plus je me rendais compte que les pratiquants de Falun Gong étaient en train d'endurer des souffrances horribles à travers cette persécution inhumaine qui se passe aujourd'hui en Chine.

Récemment à Hong Kong, des pratiquants de Falun Gong ont été tabassés par des malfrats qui ont pénétré dans le bureau d'Epoch Times et ont endommagé les installations d'impression. Je veux rappeler aux pratiquants de Falun Gong et aux autres organisations établies au Japon de rester prudent s'il vous plaît.

Deux hôpitaux dans la ville de Shenyang ont enfermé 425 malades infectés par la grippe aviaire

Je veux aussi parler du problème de la grippe aviaire en Chine. Je crois que la plupart des gens ont connaissance de la grippe aviaire [en Chine], mais croyez-vous qu'il n'y a pas de propagation de grippe aviaire en Chine à présent ?

Le 27 février, Zhuo Rongshen, chef du bureau de l'Administration Chinoise des Forêts et de la Conservation des Plantes Sauvages a dit " maintenant, je peux être certain qu'il n'y pas de propagation [humaine] de la grippe aviaire en Chine. " Toutefois l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) n'a jamais cessé de suspecter qu'il y avait propagation [humaine] de la grippe aviaire en Chine. L'OMS n'a pas pu trouver les preuves de ses soupçons et n'est pas sûre que la grippe aviaire [humaine] soit encore circonscrite à Guangzhou.

Il y a deux jours, le personnel d'un hôpital a par mégarde laissé échappé l'information selon laquelle une personne était morte de la grippe aviaire à Guangzhou. C'était au moment où l'étranger commençait à prêter attention à la région de Guangzhou. Maintenant le monde observe attentivement la situation de la grippe aviaire car elle est de haute nature infectieuse. Toutefois dans la ville Shenyang au nord-est de la Chine, il y a une zone que personne ne connaît ou à laquelle personne ne pense [en lien avec ce sujet.] Récemment j'ai suivi cela de près. Le Bureau de Conservation de la Vie Sauvage a dit qu'il existait 150 centres d'observation de la vie sauvage au niveau de l'état et 402 au niveau des provinces mais j'ai découvert qu'ils n'existaient pas ou qu'ils n'étaient pas en activité.

Le Régime Communiste a déclaré au monde qu'il n'y avait pas de problème de grippe aviaire en Chine et il a aussi prétendu qu'il disposait d'un grand nombre de centres d'observation en Chine, mais la vérité sur cette affaire est qu'il n'y pas aucun suivi de la grippe aviaire en Chine.

Dans le passé lorsqu'on parlait du Sida, les chinois pensaient à la province de Hebei. Maintenant lorsqu'on parle de grippe aviaire les gens pensent à Guangzhou. Comme il y a de nombreux élevages de volailles dans la banlieue de Guangzhou, le problème d'infection est plus grave que dans d'autres régions. Actuellement, la grippe aviaire ne se répand pas seulement par les oiseaux, elle peut être transmise par les animaux sauvages tels que j'ai découvert et je peux prouver maintenant qu'il y a beaucoup de cas d'infections de grippe aviaire dans le Zhalong, la province de Helongjiang, à Xianghai dans la province de Jilin.

Je peux nommer deux institutions où l'on trouve de nombreux cas d'infection humaine de la grippe aviaire

Le régime Communiste Chinois n'a annoncé que 14 cas, vérifiés par des laboratoires, d'infection humaine de la grippe aviaire et huit morts, sans compter les trois cas récents. Je peux donner les noms de deux institutions [qui sont impliquées dans la dissimulation] ; l'Hôpital des Maladies Contagieuses de Shenyang dans le district de Heping, et l'Hôpital Affilié au Collège de Médecine Chinoise Traditionnelle de Liaoning dans le district de Huanggu à Shenyang. La plupart des malades infectés par la grippe aviaire sont enfermés dans ces deux hôpitaux et scandaleusement il y a là 425 malades de la grippe aviaire.

J'ai tiré cette information d'un rapport interne du Bureau Municipal de la Santé Publique de Shenyang. Le bureau a transmis cela directement au Comité de la Province de Liaoning, court-circuitant le Comité Municipal de Shenyang bien que ce dernier soit dans la même rue mais de l'autre côté que le Comité Provincial.

Alors quelle est la politique du Comité Provincial sur cette affaire ? C'est de ne pas signaler à un niveau supérieur toute propagation de la grippe aviaire. De plus tous les malades de la grippe aviaire dans l'hôpital sont considérés comme des sujets d'expérimentation médicale.

Les proches ne peuvent être d'aucun secours aux malades infectés par la grippe aviaire, puisqu'ils ne seront jamais relâchés.

Les malades de la grippe aviaire sont dans la même situation que les malades du SRAS : leurs proches ne peuvent leur être d'aucun secours car ils sont proches de la mort et ils ne seront pas relâchés de l'hôpital [où ils sont détenus]. Certains de ces malades ne sont pas des résidents de Shenyang et personne ne sait qu'ils se trouvent à l'intérieur de l'hôpital. Dès qu'ils entrent à l'hôpital, ils deviennent des sujets d'expérimentation médicale - ceci ne sera jamais rendu public.

Camp de concentration secret à Sujiatun, Shenyang

J'ai travaillé en qualité de journaliste en Chine depuis quelques temps maintenant et j'ai exposé la situation du Falun Gong. La plupart des gens connaissent l'existence du Camp de Travail de Masanjia à Shenyang, province de Liaoning, de la Deuxième Prison de Dabei à proximité du Camp de Travail de Masanjia et d'un centre de lavage de cerveau situé dans le Département de Police du District de Huanggu. Vous n'êtes peut-être pas au courant qu'il y a encore un autre établissement utilisé spécialement pour torturer les pratiquants de Falun Dafa dans le district de Sujiatun. Jusqu'à maintenant personne n'a osé faire une interview pour révéler cet endroit.

La plupart des prisons et des camps de travail ont des détenus qui entrent et sortent et finalement l'information percera hors du camp. Mais de ce camp de concentration de Sujiatun, aucun détenu n'en est encore sorti et ainsi il est très difficile pour les gens de l'extérieur de savoir ce qui se passe dedans. Lors de mes autres interviews à Shenyang, j'ai appris qu'il y a très peu de pratiquants de Falun gong encore détenus dans le Camp de Travail de Masanjia ou dans la prison de Dabei parce qu'ils ont été envoyés dans ce camp de concentration de Sujiatun.

Le camp de concentration de Sujiatun a des portes de fer qui sont constamment fermées. Il est entouré d'un mur de briques de trois mètres de haut avec des fils électriques dessus. On ne peut rien voir de l'extérieur et les personnes qui vivent dans les environs disent que cet endroit était toujours hermétiquement fermé. C'est une prison secrète, ainsi, pendant deux ou trois jours, vous ne verrez ni des personnes (en uniformes ou sans) ni des véhicules qui entrent ou sortent.

En Chine à l'heure actuelle, il n'y a pas de loi constitutionnelle qui permette de condamner légalement les pratiquants de Falun Gong, alors ils sont enfermés à l'intérieur de ce bâtiment.

Les pratiquants des trois provinces du nord est de la Chine sont transférés à Sujiatun

Selon une source interne, toutes les personnes enfermées dans le bâtiment de Sujiatun sont des pratiquants de Falun Gong et actuellement plus de 6 000 pratiquants de Falun Gong y sont détenus, comprenant des pratiquants des trois provinces du nord est et du centre de la Chine.

Peut-être avez-vous entendu parler des méthodes de torture utilisées au Camp de Travail de Masanjia - la torture la plus habituelle est l'électrocution avec des matraques électriques. Les techniques de tortures de Masanjia ont été transmises à tous les niveaux des comités judiciaires et politiques du PCC.

Si les pratiquants de Falun Gong sont envoyés à Sujiatun, je crois qu'ils n'en ressortiront jamais. Qu'est ce que le régime Communiste Chinois en fait derrière ces murs ? Jamais le régime communiste ne les nourrira et ne les logera indéfiniment. Un grand nombre de personnes ne savent probablement pas que le système du Comité Judiciaire et Politique du PCC dans la zone de Shenyang et la Préfecture Autonome Coréenne de Yanbian ont appris beaucoup de choses des camps de concentration de Corée du Nord.

Les organes des prisonniers sont prélevés pour être vendus par les médecins

Je suis désolé de parler de manière si directe de tels faits ; les pratiquants de Falun Gong sont tués pour leurs organes qui sont envoyés aux unités médicales. Actuellement la vente des organes est un commerce très profitable en Chine.

Beaucoup de malades qui sont morts sur les tables d'opérations ont leurs organes prélevés. Personnes n'enquête là-dessus. Même les médecins sont impliqués dans ce trafic. Ils ne parviennent pas à trouver assez de corps avec les exécutions et personne n'est aussi rapidement disponible que les pratiquants pour alimenter ce commerce.

Pourquoi un crématorium a t'il été construit et pourquoi s'y trouvent un si grand nombre de médecins ?

Quelqu'un m'a dit que tous ceux qui ont participé à la construction du camp étaient des prisonniers condamnés à de longues peines qui ne savaient pas ce qu'ils construisaient et dans quel but. Pourquoi un crématorium a t'il été construit et pourquoi tant de médecins se trouvent là ? Le PCC n'est pas assez bon pour traiter si bien les prisonniers. La réponse est quelque chose que vous ne pouvez pas imaginer. Vous devez clairement savoir qu'un four crématoire pour brûler des corps est différent d'un brûleur sanitaire. Chaque prison est normalement équipée d'un brûleur sanitaire. Mais si quelqu'un meurt, ce n'est pas une mince affaire et le corps doit être envoyé au crématorium de la ville. Pourquoi ont ils besoin de tant de médecins ? Maintenant vous savez pourquoi.

Quant à la fiabilité de cette information - j'ai un grand nombre de sources et je suis très prudent quant à chaque source. J'ai obtenu cette information des systèmes publics de santé et des hôpitaux qui sont des sources de haute importance pour moi.

Nous achetons des informations à des indicateurs, ainsi nous avons un grand nombre d'indicateurs. Par exemple dans la ville de Shenyang, j'ai beaucoup d'indicateurs. Peu importe s'ils ont des nouvelles ou non, chaque mois je leurs paie un bon salaire.

Ce qui se passe en Chine aujourd'hui, c'est pire qu'un cauchemar.

Par exemple, le 6 décembre 2005, dans le village de Donzhou, Shanwei dans la province de Guangzhou beaucoup de gens se sont faits tirer dessus et ont été tués. Ce n'était pas une émeute soudaine, c'était un massacre organisé, planifié. Nous étions les premiers journalistes à arriver sur place pour faire des interviews. Bien que nous avions une assez bonne idée de ce qui s'était passé rien ne nous avait préparé à la réalité.

Nous y sommes allés pour faire un reportage au nom d'une télévision japonaise. Beaucoup de photos figurant dans la version japonaise d'Epoch Times viennent de nous. En d'autres termes nous avons des indicateurs dans toute la Chine et eux-mêmes ont un grand nombre d'autres indicateurs. Nous leur payons chaque mois un bon salaire et le coût est très élevé. Au Japon on respecte le bon travail et il est très important que les photos que je prends et les nouvelles que je rapporte soient véridiques. Pour les photos du massacre de Shanwei, j'ai payé un prix énorme.

Maintenant que je suis aux Etats-Unis, je peux parler de la propagation de la grippe aviaire [en Chine] et des pratiquants de Falun Gong qui se trouvent dans le camp de concentration de Sujiatun. Chacun sera choqué lorsqu'il entendra cette nouvelle. Chaque mot de cette discussion [interview] d'aujourd'hui est véridique.

J'ai déjà pris de grands risques pour que ces importantes nouvelles soient diffusées dans le monde. Je crois que la question est de savoir si je suis un journaliste et un être humain responsable. Je révèle cette information à travers Epoch Times. C'est ma foi [rapporter des nouvelles importantes avec véracité], la foi de ma profession et c'est la foi qui m'a conduit à exposer ces atrocités.

http://french.epochtimes.com/article.asp?id=3818


Publié: Samedi 1 janvier 2005

Un acte de grande compassion

Je suis citoyen chinois, ainsi, j'ai droit à la liberté de la croyance personnelle selon la Constitution Chinoise

Je suis un contribuable respectueux de la loi, ainsi la Chine vous appartient et m'appartient aussi.

Ma croyance spirituelle ne met en aucune façon la société en danger, elle est donc parfaitement légale et rationnelle.

Mes paroles et actions n'ont jamais nui à quiconque, je n'ai donc pas violé la loi en mettant en pratique mes croyances.

Parce que le Parti Communiste est au pouvoir, il calomnie et condamne ma croyance spirituelle en se basant sur des raisons non fondées. Que dois-je faire ?

Parce que le Parti Communiste est au pouvoir, il m'a privé de ma liberté de croyance personnelle et m'a même jeté en prison. Que dois-je faire ?

Parce que le Parti Communiste est au pouvoir, il a délibérément diffusé des rumeurs malveillantes dans ses médias et dissimulé ses meurtres et crimes.

N'ai-e pas le droit de me défendre pour ma croyance personnelle et pour moi-même ? N'ai-je pas le droit de faire appel paisiblement pour la fin de l'injustice ? N'ai-je pas le droit de parler à plus de gens de ma croyance personnelle et leur apprendre la persécution épouvantable qui a lieu actuellement ?

Bien sûr que j'en ai le droit. Ce sont les droits les plus fondamentaux d'un citoyen.

Un pays appartient à son peuple. Les médias d'un pays appartiennent à son peuple. Les lois d'un pays sont créées pour soutenir la justice. Les médias d'un peuple devraient faire entendre la voix de la justice.

Lorsqu'un pays, les médias d'un pays et les lois d'un pays sont utilisés par le dictateur d'un pays pour l'aider à perpétrer ses crimes, les contribuables d'un pays n'ont-ils pas le droit d'appeler à l'aide via les médias qu'ils aident à financer avec leurs taxes ?

Bien sûr qu'ils l'ont.

Ainsi, n'est-il pas juste de diffuser sur les réseaux de la TV chinoise des programmes contenant la vérité au sujet de Falun Gong, dans le but de sauvegarder les vertus les plus fondamentales de l'humanité, "l'Authenticité, la Compassion, et la Tolérance,'' et appeler à secourir les personnes bienveillantes qui pratiquent le Falun Gong, tout en éveillant les consciences du peuple chinois qui est devenu la proie des mensonges calomnieux du Parti Communiste Chinois ?

Un tel programme TV est un acte de grande compassion.

Publié : Lundi 27 décembre 2004.

http://fr.clearharmony.net/articles/200412/17589.html


Chine : Pékin tente de faire arrêter la diffusion par satellite d'une chaîne de télévision animée par Falun Gong

Eglises d'Asie

16 Jun 2004

Au début du mois de juin 2004, Carrie Hung, porte-parole à New York de la New Tang Dynasty Television (NTDTV), chaîne de télévision animée par le mouvement Falun Gong, a dénoncé les pressions exercées par Pékin sur les diffuseurs de télévision par satellite.

Selon Carrie Hung, le gouvernement chinois cherche à faire arrêter la diffusion sur son territoire de NTDTV. Interdit en Chine populaire où il est l'objet d'une répression sévère, le mouvement Falun Gong a commencé à émettre en Chine en avril dernier via le satellite W5 . Selon les représentants du mouvement banni par Pékin, NTDTV est la seule chaîne indépendante en chinois reçue en Chine.

"Nous craignons que la transmission soit coupée à cause des pressions de Pékin", a déclaré Carrie Hung, ajoutant que, par le passé, NTDTV a déjà perdu un opérateur de satellite du fait des pressions exercées par Pékin. Reporters sans frontières confirme pour sa part qu'en juillet 2003, trois jours après le démarrage de la transmission, l'opérateur NSS, basé aux Pays-Bas, s'était mis à crypter le signal de la chaîne animée par Falun Gong à la suite de menaces de rétorsion économique de la Chine populaire.

"Nous savons que l'ambassadeur de Chine et les diplomates chinois ont eu des rencontres avec le gouvernement français, avec notre partenaire commercial Eutelsat et il semble que la pression s'accroisse", a ajouté Carrie Hung.

Eutelsat, société de droit français, est l'un des premiers opérateurs mondiaux de satellites. Basée à Paris, la société se refuse officiellement à tout commentaire sur cette affaire. L'ambassade de Chine à Paris n'a pas réagi aux affirmations de Carrie Hung. Seul le ministère français des Affaires étrangères confirme que la Chine a entrepris une démarche. "Il est exact que les autorités chinoises nous ont informés de ce problème par la voie diplomatique", a déclaré un porte-parole du ministère. "C'est une affaire qui a été entre les mains du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui est un organisme administratif indépendant et prend ses décisions de manière indépendante." Le CSA, qui a accordé le 30 mars dernier une licence de diffusion à NTDTV, affirme n'avoir été saisi ni par les autorités chinoises ni par le ministère français des Affaires étrangères. "Le CSA a donné l'autorisation à la chaîne. Il n'y a pas eu de recul de notre part", a déclaré son porte-parole.

Selon France-Presse dont une dépêche en date du 9 juin détaille l'affaire, des responsables du CSA estiment en privé que NTDTV risque effectivement d'être décrochée du satellite W5, qui couvre l'Asie et la Chine. Selon un conseiller du CSA pour les affaires internationales, la licence accordée par le CSA porte sur la diffusion vers l'Europe mais non vers la Chine.

L'affaire est suivie de près par les défenseurs de la liberté de la presse. Selon eux, Pékin cherche à créer un précédent pour tous les gouvernements qui veulent empêcher la diffusion par satellite de programmes qui leur déplaisent. La Chine tente de réussir là où Israël a récemment échoué. L'Etat hébreu a essayé, en vain, de faire interdire la diffusion par satellite des programmes Manar, la chaîne du Hezbollah violemment anti-israélienne. Pour la porte-parole du mouvement Falun Gong, l'affaire NTDTV "est un test pour la liberté d'expression".


Autodafé des livres de la secte Falun Gong

dimanche 1 août 1999

Le gouvernement chinois a ordonné la destruction de milliers de livres publiés par la secte Falun Gong dans l'ensemble du pays, ont rapporté les médias officiels ainsi que des cadres locaux. "On a brûlé beaucoup de livres du Falungong ici", a indiqué un responsable municipal de la grande métropole de Wuhan (centre). "Wuhan était un important centre de distribution pour la propagande du Falun Gong", a-t-il précisé, ajoutant que les livres avaient été brûlés en public sur un terrain de sport.

Selon l'agence Chine nouvelle, plus de 200.000 ouvrages de la secte mystique ont été détruits par le feu dans les seules villes de Wuhan et Tianjin (nord). Un responsable de la municipalité de Tianjin a déclaré que les autorités avaient passé les librairies de la ville au peigne fin pour confisquer la littérature du Falun Gong. "Certaines personnes ont rapporté d'elles-mêmes leurs ouvrages", a-t-il ajouté. A Urumqi, la capitale de la région autonome musulmane du Xinjiang (nord-ouest), les autorités ont confisqué puis détruit 3.200 livres, 1.200 vidéodisques ainsi que 10.000 cassettes diffusés par la secte. "Aucune publication liée au Falun Gong ne peut être imprimée, recopiée ni distribuée. Toute publication sur le Falun Gong sera confisquée immédiatement en cas d'apparition sur le marché", a averti dans une circulaire l'Administration de la Presse et des Publications, dans la foulée de l'interdiction, le 22 juillet, de la secte d'inspiration bouddhiste. Des milliers d'adeptes ont été interpellés à cette occasion.

Les médias officiels poursuivent leur campagne de dénonciation du mouvement qui avait défié les autorités en avril en organisant un rassemblement silencieux de 10.000 personnes devant le siège du régime communiste en plein centre de Pékin. Les autorités ont accusé le Falun Gong de constituer la plus grave menace pour la stabilité du régime depuis l'écrasement des manifestations de Tiananmen de 1989 en faveur de la démocratie. Le régime s'efforce désormais de promouvoir la lecture d'ouvrages scientifiques afin de contrecarrer l'influence du Falun Gong, qui affirme que la pratique d'exercices matinaux de respiration et de méditation suffit à écarter les maladies sans recours aux médicaments. Les principales librairies de Pékin ont installé des rayons spéciaux consacrés à des ouvrages d'astronomie, de géologie, de biologie et contre les superstitions, a rapporté Chine nouvelle. "Le fondateur du Falungong, Li Hongzhi, a annoncé l'explosion prochaine de la Terre, provoquant le suicide de nombreuses personnes. Les librairies ont donc organisé des cours avec des astronomes chargés d'expliquer que la planète est sûre. Cela a accru les ventes", a ajouté l'agence officielle qui affirme également que les autorités avaient mis la main sur des factures de pharmacie prouvant que Li Hongzhi avait lui-même acheté des médicaments avant son départ en exil pour les Etats-Unis.

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