Quels méfaits réels de la part des minorités spirituelles ?

Par le CICNS 

(extrait d'un dialogue d'André Tarassi avec un "libre penseur")

Le suicide ? 

 

Dans notre pays, après les prisons, les médias ont longtemps déclaré que l'éducation nationale et la police étaient des professions qui conduisaient le plus de personnes au suicide (dans les pays anglo-saxons, on dit que ce sont les psychiatres ou les dentistes les plus touchés !). Avez-vous connaissance d'une campagne contre les méfaits de la police ou de l'éducation nationale sur leur personnel qui le conduiraient à de telles extrémités ? Non. Tout le monde jugerait cet amalgame indécent ou tabou et de fait la plupart des chercheurs aujourd'hui pensent qu'associer l'appartenance à une profession pour déceler les causes du décès est insensé.  Mais ce petit jeu malsain est joué avec les membres de minorités spirituelles pour lesquelles l'appartenance est automatiquement considérée comme la cause d'un suicide (Les recherches démontrent en fait, dans tous les pays, que les membres de religions structurées sont moins enclins au suicide et les membres de minorités spirituelles récentes n'en commettent quasiment pas). Un "libre penseur" peut-il se pencher sérieusement sur ces faits objectifs ?

 

La maltraitance d'enfants ? 

 

Les auditions de la commission parlementaire française de 2006 au sujet de l'enfance et des sectes ont démontré (même si cela n'a pas été mis en avant dans le rapport final) qu'un nombre infime de cas de maltraitance pouvaient être associé à une "secte". Une audition, celle de M. Dupuis révèle que "les inspecteurs d’académie ou les recteurs, ont procédé à 19 000 signalements auprès des Procureurs de la République concernant des enfants que l’on estimait être en danger pour diverses raisons, physique, morales. Et lorsque nous avons demandé aux inspecteurs d’académie quels étaient, parmi ces enfants en danger, ceux qui l’étaient à cause de mouvements sectaires, ils nous ont répondu qu’il y en avait 8 ". Mais qui en a parlé ? Le site "Allo enfance maltraitée" produit ses dernière statistiques en 2004 : 27 cas sur les 12916 appels reçus peuvent être associés à un phénomène sectaire, soit 0,2 % des cas (il est d'ailleurs question de 27 "accusations" de la part des personnes qui appellent). Ce sont des chiffres officiels, pas des additions que nous aurions créées ! Un "libre penseur" peut-il se pencher sérieusement sur ce fait objectif ?

 

Faut-il continuer l'étalage des faits pour que vous réalisiez que vous, "libre penseur", répétez les manipulations et exagérations des médias ?

 

La manipulation mentale ? 

 

Les personnes qui se sont données la peine de dépasser l'évaluation la plus primaire de ce phénomène (lire par exemple le "petit traité de manipulations pour honnêtes gens" de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois ou "la parole manipulée" de Philippe Breton) ont pu démontrer que la population la plus susceptible d'être victime de manipulation est celle qui est la plus "conformiste", celle dont parlent les auteurs du livre cité, page 262 :  "Il est déroutant de constater que l’individu, bien sous tout rapport, celui qui adhère à la plupart des normes de jugement tout en croyant d’ailleurs s’en départir, celui qui se sent libre, celui qui veut être consistant, celui qui trouve en lui-même les raisons de ce qu’il fait et de ce qui lui arrive… de constater donc que cet individu-là est incontestablement le plus manipulable". 

 

Les libres penseurs seraient-ils plus manipulables que ceux qui sont dits asservis par la foi ? Je n'irai pas jusque-là, ce serait jouer le jeu que je dénonce. Je sais bien qu'il existe une tendance qui consiste à affirmer qu'il y aurait des "délits invisibles" ou des "victimes cachées" mais peu de personnes trouvent cet argument rationnel.

 

Mais, alors, nous pouvons avoir une vision plus fraternelle des choses ?

 

 

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