Une carte des sectes à Paris !


par le CICNS
(2005)

La mairie de Paris semble participer officiellement à cette volonté de répression aveugle sur la question des minorités spirituelles que l'on trouve chez les ADFI et le CCMM. Le CICNS s'élève fermement contre ce glissement de la part des autorités d'un pays démocratique et demande qu'un vrai débat soit engagé de toute urgence sur la question des minorités spirituelles, actuellement stigmatisées de manière grossière et caricaturale et contre lesquelles la répression prend des formes de plus en plus inquiétantes pour ceux qui veulent protéger les libertés individuelles.


Mme Anne Hidalgo (1), première adjointe à la Marie de Paris, présente avec fierté son projet  (source : http://www.v1.paris.fr):

"Nous avons dans un premier temps procédé à un état des lieux des mouvements sectaires dans la capitale et je remercie d'ailleurs l'APUR (atelier Parisien d'urbanisme ndw) qui a réalisé une cartographie que nous avons diffusée dans les arrondissements, auprès des maires d'arrondissement, et qui est très utile puisqu'elle permet d'identifier les implantations les plus connues des mouvements sectaires opérant sur Paris."

A Paris, les CICA, comités d'initiative et de consultations d'arrondissement, servent le réseau de vigilance municipale contre les sectes qui avait été voté par la mairie de Paris.

Il est clair que l'argument des "sectes dangereuses" révèle aujourd'hui ce qu'il cachait vraiment : une volonté de persécution sans discernement à l'égard de tous "les mouvements spirituels". Cela est même affiché dans le titre de la carte (les églises officielles ne sont pas mentionnées cependant, sans doute ont-elles perdu tout caractère spirituel ?). 

Le fait d'offrir au grand public la localisation des "sectes", comme s'il s'agissait des repères de dangereux terroristes, en plus d'être tout à fait arbitraire  et contraire à l'esprit d'une démocratie, est une incitation à la violence et à la haine (Pour mémoire : l’explosion d’une bombe devant l’Église de l’Unification du révérend Moon dans le XIV° arrondissement en 1996 avait été traitée ainsi par un journaliste du Figaro : « cette affaire à priori mineure relance le débat sur la prolifération des églises parallèles dans la capitale ». Dans le même encadré, le journaliste avait listé « 57 adresses dans le collimateur à travers 17 arrondissements de Paris »). 

Le CICNS invite tous les parisiens à s'associer à son action pour faire connaître les dérives répressives d'un gouvernement qui s'engage sur une dangereuse pente totalitaire. N'hésitez pas à écrire à Mme Hidalgo (lire notre courrier), au Maire de Paris et à vos mairies d'arrondissements.

 

(1) Anne Hidalgo, femme politique de gauche, engagée dans le mouvement féministe et conseillère de Paris depuis le 18 mars 2001, a accédé, en devenant première adjointe au Maire de Paris le 25 mars 2001, à une responsabilité municipale emblématique. L'exécutif municipal auquel elle appartient a pris des initiatives jugées exemplaires concernant l'intégration des étrangers. Avec la question des sectes, elle s'engage dans une voie qui démontre beaucoup moins de discernement.

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